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Quand la vie bouscule et que le contrôle nous échappe.

  • delphinesirois
  • 14 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 janv.

Il y a des moments dans la vie où les repères sur lesquels on s’appuyait se fragilisent, disparaissent. Pas forcément à cause d’un échec, mais parce que la vie introduit de l’imprévu là où on croyait avoir une certaine stabilité.


Ces périodes peuvent survenir à la suite d’un changement important, d’une perte ou d’une transition. Parfois de manière très intense, parfois plus subtile.


Elles s’accompagnent souvent d’un sentiment de vide, d’une peur diffuse, et d’une impression de ne plus savoir comment avancer. Comme un vertige. Plus rien ne fait sens. Plus rien ne semble avoir d'importance.


Dans ces moments, le premier réflexe est souvent de se débattre pour reprendre le dessus sur quelque chose.


C'est un comportement humain pour se protéger, se rassurer, survivre après avoir perdu un repère, un ancrage ou un quotidien auquel on s'est habitué.


C'est un deuil qui demande du temps.


Et c'est souvent dans ces moments que c'est si difficile d'accepter ce qui est. Particulièrement difficile si on associe accepter avec renoncer.




S’il vous est déjà arrivé de traverser quelque chose qui est venu bouleverser vos plans, vous avez sûrement eu à composer avec la peur de perdre le contrôle, plus ou moins forte, selon votre histoire. Parce que oui, c’est aussi ça le contrôle.


On en entend beaucoup parler dans sa forme la plus extrême ; dans des comportements toxiques au travail ou dans les violences conjugales. Et il est essentiel que ces enjeux soient abordés pour qu'ils soient identifiés, reconnaissables et pour s'en protéger.


Ici ce qui m'intéresse, c'est la forme quotidienne du contrôle.


Celle qu'on retrouve par exemple dans le perfectionnisme, la performance, ou dans la création d’un idéal. Celle que beaucoup peuvent vivre sans nécessairement la reconnaître et qui peut donner l'impression de courir après sa queue.


Dans la vie quotidienne, le contrôle peut se manifester notamment lorsque l’on cherche à anticiper, à organiser, à prévoir, à gérer, à se projeter, à planifier ou à imaginer la suite pour se rassurer, soi-même ou son entourage.


Ces comportements sont très normalisés dans la société actuelle, ce qui les rend difficiles à reconnaître.


Mais quand le contrôle est poussé trop loin, il peut épuiser et rendre malade.


Ce n'est pas la route vers une vie joyeuse.





Ces changements de trajectoires non souhaités viennent souvent réveiller un sentiment d’impuissance face à ce qui échappe à notre contrôle.


Ce sont des rappels de la vie que certaines choses ne peuvent pas être prévues, peu importe le nombre d'efforts mis.


Des certitudes que l’on croyait acquises peuvent tomber et se révéler être des illusions.


Quel goût amer que de se rendre compte qu'on ne sait pas tout.


Dans ces épreuves, les proches sont souvent là en soutien et rappellent que tout finit toujours par passer. Et pour les plus spirituels, ils diront que le sens arrivera plus tard.



Mais au milieu du chaos, en train de se débattre contre ce qui est, il est parfois difficile de croire à un sens. Souvent la souffrance prend toute la place. La seule chose qui se fait entendre c'est : « Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? ».



Ce sont souvent des moments remplis de culpabilité et de honte d'avoir fait « les mauvais choix ». On se demande ce qu'on aurait pu faire autrement pour l'éviter, comme si on avait ce pouvoir. On se demande ce qu’on a fait pour le mériter, comme si on cherchait à se punir.


La comparaison avec les autres arrive souvent dans ces moments-là. On en(vie) veut à ceux qui ont l'air de tout avoir. Ceux qui ont l'air de bien aller.





Souvent, la signification de ce que l’on vit émerge après coup. Des semaines, des mois, parfois des années plus tard. Certains morceaux prennent sens, d’autres non, et c’est ok comme ça.


Et ce n'est souvent pas la première étape du processus. Dans le tumulte, il n’y a pas besoin de tout résoudre ni de tout contrôler. Il est normal de se sentir perdu.e ou dépassé.e.


Se rappeler que chaque émotion a sa place et que l'indulgence envers soi-même est essentielle, peut être un premier pas vers plus d'apaisement.


En thérapie, apprendre à ralentir et à accueillir ses émotions sans jugement est souvent le point de départ du changement. Si vous traversez une période de chaos, que vous avez l'impression de perdre pied, sachez qu’il est possible d’être accompagné.


Vous n'avez pas à traverser ça seul.e.


Dans l'accompagnement que je vous offre, vous aurez l'espace de déposer ce que vous vivez et la possibilité de le vivre en sécurité et en confidentialité.


C'est le coeur ouvert que je vous accueillerai peu importe ce que vous traversez.



Et si, malgré le chaos et les épreuves, nous pouvions prendre un moment pour remercier ce que nous prenons pour acquis, avant que demain ne nous surprenne à nouveau ?



 
 

Delphine Sirois

Rencontres à distance seulement à Montréal et ailleurs dans le monde.

(514)688-2431

delphinesiroistra@gmail.com

 

Membre de la Corporation internationale des Thérapeutes en Relation d’Aide et des Coachs CITRAC

Reçus émis par la RITMA à des fins d'assurance.

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